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Pour mieux atteindre les enfants des rues au Cambodge

LE BUS (1999-2003)

Le 24 septembre 1999, quand je suis arrivé au Cambodge, j’ai appris que plus de 20 000 enfants dormaient dans les rues de Phnom Penh.

L’année précédente, une église en Corée du Sud venait d’ offrir à la mission WEC un autocar qui fut transformé en centre de secours mobile avec toilette, douche, ’salle de classe’ et coin médical.

De 1999 à 2003, j’ai travaillé à bord du bus de secours, plusieurs fois par semaine aux côtés d’une petite équipe cambodgienne. Mon ministère consistait entre autre à couper les ongles sales des nombreux garçons et filles qui trouvaient refuge à bord du bus.

En coupant les ongles de tous ces enfants, j’ai non seulement pratiquer le peu de Khmer que je connaissais mais j’ai appris à les connaître et à entendre leurs histoires.

En 2003, le bus a commencé à ’’ rendre l’âme. L’année suivante, il ne fonctionnait plus.

Alors que ce ministère touchait chaque semaine plus de 500 enfants des rues, j’étais devenu quelque peu frustré. Frustré de voir que les enfants, après une heure ou deux à bord du bus, se retrouvaient de nouveau à la rue, seuls face au danger.

Bien que je ne travaillais plus à bord du bus, j’ai décidé de continuer à rencontrer ces enfants et ces jeunes. La plupart d’entre eux, tellement pauvres, essayaient de gagner de l’argent en allant sur les tas d’ordures le long des rues et des marchés de la ville pour y trouver des boites, du carton, du métal...pour le recyclage.

Avec quelques étudiants chrétiens cambodgiens, je conduisais ma voiture à travers Phnom Penh à la recherche des petits ’’chiffonniers’’. Nous partagions avec eux l’Évangile et un peu de quoi manger.

Pendant près d’un an, nous n’étions que 2 ou 3 dans l’équipe. Parfois je me sentais découragé.

Puis il y a eu comme une percée avec la venue de nouveaux bénévoles.

Nous avons alors loué une petite pièce pour stocker des habits, des sandales, de la nourriture et des dépliants d’évangélisation.

On partait à bord de tuk-tuk (transport à trois roues) par équipe de trois ou quatre personnes.

Les chrétiens en ville commençaient à entendre parler de ces sorties dans les rues et le nombre de bénévoles continuait d’augmenter.

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suite


Publié le 13 mars 2010



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